Le pouvoir rend-il fou ou faut-il être fou pour le conquérir ? La nature de nos dirigeants modernes semble suggérer que leurs troubles psychiques précèdent leur consécration, même si cette dernière n’arrange en rien le problème. En ira-t-il ainsi du candidat Pichot ? Son ego détraqué le sera-t-il suffisamment pour lui permettre de diriger la prestigieuse France, la chère patrie des Français ? Les majorités soumises et grégaires le souhaitent. Elles aiment les hommes comme lui et les élisent. Il les manipulera, se moquera d’elles parfois avec génie, commettra le mensonge du siècle et, du haut de sa mythomanie, s’admirera tant qu’il peut dans son miroir.
Mais le cœur existe, même si celui du candidat n’est pas des plus purs. Victime de sa libido bancale, trop narcissique pour être élégant, il se perd en amour et y perd ses repères. Passion, violence, fantaisie et démence se déchaînent pour décider de son destin, de celui du vénérable hexagone, et, peut-être, de celui des papillons.